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Le 15 avril 2011 à 09:12

Inspiration

Posté dans: Les De Guise

Il y a des gens qu’on croise dans la vie, qui passent vite ou qui restent plus longtemps.  Parmis ces gens, et peu importe combien de temps ils sont présents dans nos vies, il y en a une petite quantité qui nous marquent plus que d’autres.  Certains évènements vécus à des instants précis de nos vies sont plus marquants que d’autres et les gens qui les ont partagés restent dans la mémoire longtemps.

Tout ceux qui me connaissent depuis très longtemps savent que je voulais avoir des enfants, et ce depuis ma petite enfance.  J’ai toujours dis que j’en voulais 4 : 2 gars et 2 filles.  Rêves d’enfants… quand je me suis mariée avec Philippe, on savait tous les deux qu’on voulait des enfants, mais le nombre restait un sujet plutôt incertain, lui qui trouvait que 2 étaient amplement suffisants et moi qui ne démordais pas du #3 et du #4.  En êtres responsables et matures, nous avons décidé de prendre ça un à la fois, avec possibilité de réévaluer après chacun les besoins et les désirs de chacun des parents.

Après avoir eu Arnaud et Christophe, en février 2001 et février 2002, nous avons eu une grande période d’incertitude concernant l’avenir de notre famille.  Puis en décembre 2003, nous avons décidé d’avoir un troisième enfant.  Si chacune de mes grossesses avait été désirées, celle-ci l’a été encore plus.  Et dans cette grossesse, j’ai mis tous mes espoirs :  je voulais avoir une fille (j’avais déjà les deux plus merveilleux garçons du monde), je voulais qu’elle soit en santé évidemment, mais j’espérais qu’elle soit féminine, délicate…

Cette grossesse, je l’ai partagée avec plusieurs amies qui portaient elles aussi un enfant.  D’abord, avec Marie-Josée, ma voisine et grande amie, qui avait déjà une fille.  Elle allait avoir un fils quelques semaines après la naissance de ma fille.

Ensuite avec des collègues de travail.  Sonia attendait son troisième enfant, sa deuxième fille, quelques mois avant moi, Marlène aussi.  Et Stéphanie, elle, attendait son premier bébé.  Elle avait 22 ans, si je me souviens bien.  4 grosses bédaines, dans une petite compagnie.  On en a parlé de bébés pendant les pauses !

Stéphanie est partie la première, ensuite Sonia et Marlène dans la même semaine je pense… et moi, la dernière. Pendant  les congés de maternité, on pensait bien se revoir toutes les 4.  Finalement, ça a été difficile.  Moi sur la Rive-Nord, deux sur la Rive-Sud, et une sur l’Ile de Montréal, 3 de nous avions notre troisième enfant, les deux plus vieux allant à l’école ou à la garderie, le lavage, les couches, le ménage… bref.  J’ai vu Sonia et Marlène quelques fois, mais je suis restée sans nouvelle de Stéphanie.

Après le congé de maternité, tout le monde est revenu.  Sauf Stéphanie.  Puis j’ai quitté mon emploi, ressentant le besoin de passer plus de temps avec mes enfants, j’ai choisi d’être maman à la maison, pour un temps.

Ayant partagé beaucoup de choses pendant cette grossesse si importante et intense pour moi avec Sonia et Stéphanie, plus qu’avec Marlène, j’ai toujours pensé à Stéphanie que je n’avais plus revue.  Avant d’être enceintes, on se parlait un peu.  Pas beaucoup.  Pendant nos grossesses, beaucoup plus.  Puis plus rien.  Je ne l’ai jamais oubliée.

J’ai eu de ses nouvelles cette semaine.  Sa fille Élysiane a maintenant 6 ans, comme la mienne.  Et Stéphanie a donné la vie à deux petites puces en juillet 2010.  Alys et Rose.  Son histoire me bouleverse, m’attriste et me fait sourire.  Elle écrit un blogue, que je vous invite à visiter, pour lire l’histoire d’une maman remplie d’amour et le don de soi.

L’histoire de Stéphanie est émouvante.  Rose est toujours hospitalisée, à 9 mois, et Alys est de retour à la maison, avec une santé bien fragile.

Merci Stéphanie de partager tout ça avec nous, merci de me faire réaliser toute la chance que j’ai, d’avoir des enfants en santé.  Comme tous les parents, on se plaint de devoir faire le taxi, de devoir passer du temps à disputer, arbitrer, surveiller, expliquer, de se dépêcher de manger pour arriver à l’heure au karaté, à la danse, à une fête d’amis…

Aujourd’hui je ne me plains pas, je remercie plutôt la vie de pouvoir faire tout ça avec eux.  Et je pense à toi Stéphanie, et je trouverai bien une façon de t’aider.

Le blogue de Stéphanie :  http://roseetalysmesfleurs.blogspot.com

 

S.

Ce billet fut posté le 15 avril 2011 à 09:12 par Sylvie et classé sous Les De Guise.
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Un commentaire à “Inspiration”

  1. Sonia Says:

    C’est tellement beau ce que tu as écrit Sylvie, et ça m’a effectivement rappelé cette époque pas si lointaine qui me paraît à des années lumières! Je constate que l’histoire de Stéphanie t’a bouleversé autant que moi. Moi aussi, on dirait que j’ai juste le goût de laisser tout passer et de juste apprécier l’unique chance que j’ai. J’aimerais bien pouvoir faire plus pour Stéphanie, mais au moins si de diffuser son message sur nos babillards lui apporte des dons supplémentaires, ce sera toujours ça de gagné! Gros bisous xxx